La psychanalyse, est-ce que cela fonctionne vraiment ?
Les effets d’une psychanalyse
Comment fonctionne une psychanalyse ?
Lorsque qu’un patient vient consulter pour une souffrance, le plus souvent, il demande à ne plus souffrir. La plupart du temps, il ne cherche pas à savoir pourquoi, mais demande simplement et légitimement à ce qu’on l’aide à ne plus souffrir. C’est le cadre classique d’une psychothérapie qui se déroule en face à face, et cela, même si la personne consultée est psychanalyste.
Par la suite, si un désir de savoir est exprimé et que le patient exprime le souhait d’en savoir davantage sur lui-même, il pourra entrer en psychanalyse. Les séances se dérouleront sur le divan, de telle manière à ce que le patient devenu psychanalysant soit soustrait à la vue du psychanalyste.
Il peut alors continuer à associer librement, en s’appuyant sur lui-même et sa parole et non plus sur le regard du psychanalyste.
La visée d’une psychanalyse n’est pas de supprimer le symptôme dans l’immédiat. Le symptôme est ce qui fait souffrir le patient et ce qui le pousse à consulter. Qu’il s’agisse de dépression, d’un mal-être, de mettre fin aux angoisses, d’une addiction, assez rapidement, il s’agit d’autre chose.
En effet, séance après séance se dévoile les conflits relationnels avec la famille en relation avec le positionnement qu’occupe le psychanalysant dans ses relations à autrui : une relation où il est abandonné, où il est malmené et au sein de laquelle il n’arrive pas à dire non. Ou alors la relation à l’autre est teintée d’agressivité ouvertement exprimée ou voilée. Que cela concerne un mode relationnel conflictuel à l’autre, une relation de mal-être avec soi-même ou à son corps, les effets d’une psychanalyse se font sentir par un apaisement dans les relations, une capacité à dire là où l’inhibition prenait place.
Au cours d’une psychanalyse, l’apaisement se fait sentir, parce qu’un travail en profondeur est possible par l’association libre des pensées, des rêves et du corps. Cela signifie de parler de tout ce qui traverse l’esprit sans critiques ni jugements. Cela signifie que la gêne ou la honte n’ont pas leur place dans les séances.
Par ce travail, le psychanalysant accède aux contenus inconscients de la signification de ses symptômes, de ses modes de relation et comportements pathologiques.
La culpabilité inconsciente se dénoue progressivement et s’apaise. L’énergie qui était disponible pour les symptômes est progressivement utilisée pour construire.
Un psychanalysant seul, fuyant dans le travail et ne dormant que quelques heures, se remet à faire du sport de manière intense, cesse de fumer et noue quelques relations avec l’extérieur. Il se sent plus apaisé grâce à sa psychanalyse.
Une psychanalysante avec des symptômes corporels invalidants qui la faisaient souffrir en permanence et qui n’entrevoyait qu’une vie de souffrance, construit aujourd’hui une nouvelle voie professionnelle, encore précaire, mais qui s’améliore peu à peu avec l’avancée de sa cure. Elle était seule, méfiante, incapable de nouer une relation avec un homme. Aujourd’hui, elle a rencontré quelqu’un avec qui elle se sent de s’ouvrir davantage.
Ces effets sont possibles par l’engagement du psychanalysant et le respect de la méthode psychanalytique.


