L’éducation et la culpabilité parentale : se libérer de l’image du « parent parfait »
Se libérer de l'image idéale du parent dans l'éducation
Les conséquences de la culpabilité parentale
Il est indéniable que nous n’éduquons plus les enfants comme le faisaient nos parents ou grands-parents. L’apport de la psychanalyse et une meilleure compréhension de la psychopathologie infantile ont mis en lumière les effets pathogènes de certaines approches éducatives du passé.
Les interrogations foisonnent : « Comment éviter de reproduire les schémas parentaux ? Comment éviter de crier sur son enfant ? Comment mieux gérer une situation conflictuelle ? Comment réussir à nous faire entendre ? » Autant de questions que les parents se posent et qui restent parfois sans réponses.
À cela s’ajoutent les nouveaux courants d’éducation positive, qui tendent parfois à amalgamer bienveillance et absence de limites, ou encore fermeté et violence éducative. Cela accentue le sentiment de culpabilité des parents, tiraillés entre le modèle reçu et les méthodes actuelles, sans plus savoir comment s’y prendre.
Les parents doivent protéger, poser des limites, mais aussi accompagner et laisser l’enfant expérimenter par lui-même. Cet équilibre subtil requiert de l’apprentissage, de la patience, et s’accompagne souvent d’un sentiment de culpabilité. Beaucoup se sentent défaillants face aux attentes, parfois irréalistes, de la société en matière d’éducation. Cette culpabilité peut devenir envahissante et nuire à une relation sereine avec son enfant.
Une culpabilité excessive empêche d’agir, freine l’exercice de l’autorité parentale et peut mener à une sévérité disproportionnée. Un enfant a besoin d’un cadre, qui le rassure, l’oriente, le structure et le sécurise.
L’acceptation de ses propres limites pour avancer
Ce contexte de questions, de doutes, de tiraillements entre des modèles éducatifs différents, favorise un climat de tension et d’angoisse, où les parents aspirent à bien faire, voire trop bien faire, au risque de commettre des erreurs et de ne plus s’y retrouver.
En matière d’éducation, Il ne s’agit pas de viser la perfection, mais plutôt de reconnaître ses propres failles, mais surtout ses propres limites, d’identifier les erreurs éducatives et de chercher à les corriger. Accepter son imperfection est une marque de sagesse et d’humilité permettant aux parents de remettre en question leur éducation pour progresser.
Ce qu’apporte une psychothérapie ou une psychanalyse dans l’exerce de son rôle de parent
Marqués par leurs propres blessures, certains parents craignent de reproduire des schémas de violence, de brimades, ou de rigidité, et finissent souvent par transmettre à leur enfant leurs angoisses et peurs irrationnelles. Pourtant, il est possible de rompre ce cycle éducatif délétère. Pour cela, l’accompagnement par une psychothérapie ou une psychanalyse peut s’avérer précieux en vous permettant de distinguer les situations traumatiques passées qui font écho aux situations présentent.
Entreprendre une psychothérapie lorsque l’on se sent coupable ou en difficulté dans son rôle de parent, c’est s’offrir la possibilité de grandir, d’apprendre à s’affirmer et à exercer son autorité de manière juste.
Cela demande de la confiance, des ressources, et parfois, le soutien d’un psychanalyste. Séance après séance, ce dernier vous aide à repérer les mécanismes répétitifs à l’œuvre dans le présent afin de les dénouer et, surtout, d’atténuer cette tyrannie intérieure qui pousse à vouloir être un parent parfait.
