Souffrir d’un syndrome de l’imposteur
Ne plus souffrir du syndrome de l’imposteur
Se libérer du syndrome de l'imposteur
Régulièrement, en consultation, des patients expriment cette crainte d’être démasqués, de ne pas être à la hauteur, de ne pas être légitimes ou que l’on finisse par se rendre compte qu’ils ne sont pas compétents. Ils se reconnaissent alors comme étant les victimes du syndrome de l’imposteur.
Ce syndrome de l’imposteur, outre le fait qu’il traduit un manque de confiance en soi, apparaît le plus souvent chez des personnes qui excellent et réussissent dans leur domaine, mais souffrent d’une mésestime de soi qui les pousse à s’autocritiquer négativement, à douter d’elles-mêmes et à ne pas voir ce qu’elles accomplissent. Il existe alors un véritable décalage entre la réalité et ce qu’elles pensent d’elles-mêmes, ainsi que les doutes qu’elles présentent, notamment dans leur travail, quant à leurs compétences.
Dans la clinique, ce sentiment de perte de confiance, jusqu’à se penser dans l’imposture, traduit en réalité, sur le plan psychique, un conflit, une division entre un désir, un désir propre, confronté au désir de l’Autre, plus exactement au désir que l’on prête à l’autre. En effet, derrière toutes ces craintes se voile l’insuffisance, le sentiment d’incomplétude avec lequel tout un chacun doit vivre, mais qui, le plus souvent, est refusé par l’ego, attaché à sa toute-puissance, à son besoin de plaire, de satisfaire autrui et de le combler.
Accepter cette incomplétude en soi, ce manque inhérent à la condition d’être parlant, c’est reconnaître le manque chez l’autre et supporter l’imperfection, le manque et l’absence.
Dans un travail psychothérapeutique, le syndrome de l’imposteur pourra être mis en relation avec des failles narcissiques construites lors de situations d’insécurité dans l’enfance, mais également avec une relation à soi fondée sur la dépréciation, ainsi qu’avec une culpabilité dont découle le sentiment de ne pas mériter d’être aimé ni de mériter ses réussites.
Progressivement, la relation de transfert avec le psychothérapeute ou le psychanalyste vous aide à soigner votre relation à vous-même, à vous aimer davantage et à accepter les manques qui vous constituent sans chercher à les surcompenser.
Ce travail sur soi, en psychothérapie ou en psychanalyse, vous permettra alors d’être plus apaisé avec vous-même, mais surtout se libérer de cette culpabilité inconsciente qui vous empêche de jouir de vos réussites.
Ce que les patients nomment syndrome de l’imposteur n’est pas en lien avec une incompétence ou une illégitimité réelle, mais bien en lien avec le sentiment de sa propre valeur. Une psychothérapie ou une psychanalyse vous permet de soigner cette relation avec vous-même et à vous aimer davantage.



