Quelques éléments de l’histoire de l’autisme
L’autisme est décrit principalement par le pédopsychiatre Léo Kanner en 1943 et se caractérise par un trouble du contact et de la communication, des troubles du langage et une recherche d’immuabilité.
Dans une étude longitudinale de 11 cas, Kanner met en évidence la variabilité de l’expression de l’autisme qui peut s’accompagner d’un retard mental ou au contraire d’une performance élevée dans certains domaines. Si Kanner démontre que la qualité de l’environnement dans l’acceptation des symptômes de l’autisme permet une meilleure qualité de vie et une possibilité de rendre autonomes les êtres autistes, il indique qu’il n’y aucun moyen d’en prévoir l’évolution.
L’histoire de l’autisme montre que nous trouvons déjà avant Kanner, le repérage d’un enfant autiste traité par la psychanalyse. Il s’agit de l’enfant nommé Dick en traitement psychanalytique chez la psychanalyste Mélanie Klein. Le cas sera développé en 1930 dans son texte intitulé "L’importance de la formation du symbole dans le développement de l’ego".
Depuis, les psychanalystes d’enfants n’ont cessé de proposer et de prendre en charge les enfants autistes, et ont contribué à mettre en évidence les signes précoces de diagnostic d’autisme.
Là où les différentes controverses font état d’une inefficacité de la psychanalyse de l’autisme, l’histoire et les travaux de recherches indiquent que depuis Kanner, la psychanalyse a largement participé à une meilleure prise en charge de ces enfants, dont il faut rappeler, qu’en France ont été mis de côté dans les institutions. Nous trouvons une production documentée de cette histoire de l’autisme dans le formidable ouvrage du psychiatre et psychanalyste Jacques Hochman, Histoire de l’autisme (2009).
Qu’en est-il de l’autisme aujourd’hui ?
De nombreux efforts ont été menés par la recherche pour avancer dans la généralisation du dépistage précoce de l’autisme mais surtout dans sa prise en charge chez l’enfant. Les approches comportementales sont le plus souvent proposé pour soulager et réduire les symptômes de l’autisme et leur permettre une inclusion en milieu scolaire.
S’il existe quelques témoignages écrits d’autistes à l’âge adulte, les écrits relatant une clinique de l’autisme concernent davantage les enfants.
Cependant, s’il y a bien une caractéristique qui peut faire souffrir un autisme, c’est la difficulté sociale et le besoin d’immuabilité. Cette difficulté à s’intégrer dans un groupe et la tendance à l’isolement ne favorisent pas l’insertion professionnelle ce qui peut être source de souffrance.
La présence de certaines peurs, phobies, mais surtout d’angoisses, peuvent entraver la vie quotidienne et le bien-être social.
Pour les autistes adultes qui souffrent, la psychothérapie peut apparaître comme un espace potentiel et créateur où il sera possible de construire une possibilité d’être avec l’autre.
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