Soigner les souffrances gynécologiques
Comment allier médecine gynécologique et psychanalyse ?
La place de la vie psychique dans la sphère gynécologique
Un article du quotidien La Dépêche, intitulé « Gynécologie : la moitié des Françaises a déjà renoncé à des soins ou reporté une consultation », nous informe que « 32 % des Françaises ont du mal à parler de troubles gynécologiques avec un professionnel » et que « près d’une femme sur deux a déjà renoncé à une consultation ou l’a reportée ».
Comme le souligne l’article, un suivi non régulier est pourtant « un facteur de risque gynéco-obstétrique, notamment concernant le dépistage des cancers, le retard de prévention et l’apparition de complications ».
Des douleurs pelviennes, des douleurs lors des rapports sexuels, des démangeaisons, des douleurs menstruelles importantes ou encore des pertes anormales peuvent révéler une infection, une endométriose, un syndrome des ovaires polykystiques, ou encore la présence de fibromes.
Ces symptômes génèrent un inconfort souvent vécu en silence, dans la gêne et la honte, alors qu’ils s’accompagnent d’un mal-être généralisé. Par ailleurs, le fait que des femmes renoncent à se soigner ou attendent trop longtemps constitue un enjeu de santé publique, puisque certaines affections non traitées peuvent évoluer et affecter durablement l’appareil reproducteur.
Les souffrances gynécologiques ne se limitent pas à leur dimension organique. Les symptômes sont en lien avec des difficultés psychiques telles que l’anxiété ou un stress important. Certaines affections apparaissent dans un contexte de fragilité psychique. Les symptômes gynécologiques à répétition peuvent ainsi révéler une souffrance plus profonde, notamment en lien avec la féminité.
Si un suivi gynécologique est essentiel dans la vie d’une femme, il est également important de prendre en compte la place de la vie psychique dans la sphère gynécologique. En effet, certains conflits inconscients peuvent s’exprimer à travers le corps, en particulier dans une zone intimement liée aux questions du féminin, de la féminité et de la vie sexuelle.
Certaines pathologies illustrent particulièrement ce lien entre corps et psychisme. L’endométriose, par exemple, est associée à un impact significatif sur la santé psychique, avec des troubles de l’humeur, un mal-être et une vie sexuelle pouvant être accompagnée de douleurs.
Dans ce contexte, une psychothérapie peut contribuer à apaiser le mal-être et la douleur. Progressivement, un travail thérapeutique peut permettre de dénouer certains conflits inconscients sous-jacents qui s’expriment à travers les symptômes gynécologiques.
Le travail psychothérapeutique peut également permettre de faire émerger des expériences anciennes, parfois traumatiques, qui peuvent être élaborées dans le cadre de la cure. Il s’agit alors d’articuler le symptôme à l’histoire personnelle afin d’en comprendre la singularité.
Le corps est étroitement articulé à la vie psychique. C’est pourquoi il est important que la médecine gynécologique puisse s’appuyer sur une clinique de partenariat avec des psychanalystes. Il s’agit de redonner une place à la subjectivité face au symptôme corporel.
En cas de souffrances gynécologiques, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec le Dr. Ouarda Ferlicot.


