La douleur dans le cas des symptômes fonctionnels en gynécologie : expression d’un désir empêché ?
Dyspareunie, vaginisme, douleurs pelviennes : quand le symptôme interroge le désir
Symptômes fonctionnels en gynécologie : la douleur comme expression d’un conflit psychique
La douleur exprimée en gynécologie concerne différents types de symptômes fonctionnels, soit des symptômes pour lesquels il n’existe pas de cause organique décelée après examens médicaux. Il peut s’agir de douleurs pelviennes, de vaginisme, de dyspareunie, de syndrome prémenstruel.
Le gynécologue, sensible à la psyché féminine peut orienter sa patiente vers un psychothérapeute lorsqu’il estime que les symptômes peuvent être en lien avec une anxiété sous-jacente ou un conflit psychique. En effet, les symptômes gynécologiques de la femme sont au cœur des liens entre le psychisme et le corps.
L’appareil génital est tout autant au cœur de ce qui rassemble les enjeux de maternité, de féminin et de sexualité.
Dans les cas de douleurs dans les rapports sexuels, le gynécologue peut prescrire une rééducation périnéale. Cette rééducation peut aider dans la réappropriation de ce lieu d’accueil qu’est le vagin et d’acquérir une meilleure appréhension proprioceptive de l’organe génital féminin.
Une patiente souffrant de vaginisme, avait évoqué le fait que son vagin lui était inconnu et qu’à l’occasion de cette rééducation faisait la connaissance pour la première fois avec et organe. Pourtant, une fois qu’elle réussit à ce faire pénétrer, il manquait à l’acte le plaisir.
De la disparition du symptôme à la persistance du conflit : enjeux psychiques du plaisir féminin
Ce qui laisse la question en suspens qu’en est-il du plaisir ? Qu’est-ce qui freine la dimension du plaisir dans l’expression du désir sexuel ?
Ce cas nous amène a indiqué que la disparition de la symptomatologie ne signifie en rien la disparition du conflit. L’absence de plaisir et d’orgasme dans les rapports sexuels indique bien qu’il existe un frein à l’expression du désir.
La rencontre avec un psychothérapeute ou un psychanalyste offre la possibilité de s’approcher au plus près de cette vie intime et sexuelle entravée. Est-ce que la douleur corporelle se fait le reflet d’une douleur psychique ? Est-ce que l’absence de plaisir se fait l’écho d’une culpabilité inconsciente à ressentir du plaisir du fait d’un traumatisme sexuel refoulé ?
C’est en explorant la vie psychique inconsciente, par les associations libres dites en séance, que les conflits peuvent émerger et être dénoués par la parole.
Vous souffrez de douleurs gynécologiques ? N’hésitez pas à contacter le Dr. Ferlicot pour commencer une psychothérapie.


