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L'affection psychique comme risque d'accident du travail


Pour éviter l'installation d'un traumatisme suite à des accidents du travail

Illustration de l'article L'affection psychique comme risque d'accident du travail

La chronique d’Anne Rodier pour Le Monde intitulé « Lésions psychiques : un risque d’accident du travail en hausse » attire mon attention déjà le titre « lésions psychiques ». De quoi est-il question ? Ensuite, cette lésion psychique est associée à une augmentation des accidents du travail.

Je me suis alors penché sur la définition d’accident du travail qui est selon le site de l’assurance‑maladie : « Est considéré comme accident du travail, quelle qu'en soit la cause, l'accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail de toute personne salariée ou travaillant à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d'entreprise ».

En pratique, on dit qu'il y a accident du travail :

  1. s’il existe un lien de subordination entre la victime et son employeur au moment de l'accident ;
  2. que l'accident est à l'origine de lésions corporelles ou psychiques ;
  3. et qu’il peut être daté avec précision. »[1]


Dans les deux cas cités dans l’article, c’est le médecin qui pose le diagnostic « dépression réactionnelle » pour le premier, et « trauma psychique » pour le second. Dans l’article, il est précisé que « les deux salariés sont reconnus comme accidentés du travail, avec pour conséquence pour l’entreprise une hausse de la cotisation patronale. »

Sigmund Freud, dans ses études sur l’hystérie puis dans la continuité de son travail sur la névrose, a mis en évidence que le traumatisme n’a lieu que dans l’après-coup. Autrement dit, c’est sur le passé refoulé que s’appuie l’événement présent qui produit un traumatisme. Ce refoulé peut se mettre au travail lors d'une psychothérapie ou d'une psychanalyse.

En 2024, plus de 5 % des accidents du travail, par suite d’une affection psychique, ont été reconnus quand il n’y en avait que 1,6 % il y a dix ans.

L’isolement consécutif au télétravail, l’augmentation de la violence dans certains secteurs, la mise en place de nouvelle automatisation du travail qui fait craindre pour son emploi sont autant de facteurs de stress et de risques auxquels les salariés seraient exposés.

Si les affections psychiques sont en augmentation, l’orientation des patients vers un psychothérapeute ou un psychanalyste serait profitable. Une souffrance psychique non prise en charge rapidement peut, dans certains cas, se transformer en situation chronique par les bénéfices secondaires tirés de la situation.

Entendre la souffrance qui se fait jour sur le lieu du travail est fréquent dans la clinique du psychanalyste et permet le plus souvent d’apaiser les déçus, les anxieux, les choqués, les trop‑pleins et les ras-le-bol de celles et ceux accidentés au travail.

 


[1] https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/maladie-accident-hospitalisation/accident-travail-trajet

 


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