Le mal-être des étudiants : quelle prise en charge de la souffrance psychique ?
Les résultats du premier Baromètre National sur la Santé Mentale des étudiants réalisé par Ipsos bva montre que seulement 45% des étudiants se considère en bonne santé mentale.
Ce sentiment de mal-être, de quête de sens voire de détresse psychique n’est pas sans affecter la réussite scolaire et l’inscription dans un projet porteur d’avenir et de réussite. Le mal‑être étudiant est devenu un enjeu majeur de santé mentale en France, au croisement de la pression scolaire, de la précarité et de la solitude.
Les symptômes le plus souvent rencontrer chez les étudiants et jeunes adultes
Les symptômes les plus fréquemment rencontrés en consultation sont l’anxiété en lien avec la pression scolaire des projets à rendre dans le délai, les examens ; les troubles du sommeil souvent en relation avec le temps passé sur les réseaux sociaux, mais également une rumination mentale, des pensées intrusives et surtout l’angoisse qui vient interrompre le sommeil voire l’en empêcher ; la peur de l’avenir et le doute sur le choix d’étude.
La pression des examens, la peur de décevoir ses parents, la compétition entre pairs et l’incertitude sur l’insertion professionnelle créent un climat de tension constante. Beaucoup cumulent des études, des petits boulots avec des revenus instables et des logements parfois précaires ce qui est source d’une fatigue de devoir jongler entre étude et travail.
Le temps pour se reposer, voir ses amis ou simplement ne rien faire se réduit, et le corps finit par envoyer des signaux : difficultés de concentration, perte d’appétit, perte d’envie, crises d’angoisse.
À cela, s’ajoutent la solitude et la séparation d’avec le milieu familial surtout pour ceux qui ont quitté leur région ou leur pays. Arriver dans une nouvelle ville, ne connaître personne, peut être déstabilisant et entraîner une perte de repères engendrant une difficulté à créer de nouveaux liens avec les autres. Les réseaux sociaux renforcent parfois ce malaise : chacun semble réussir, sortir, s’épanouir, ce qui accentue le sentiment de décalage chez ceux qui souffrent en silence.
Ce mal-être chez les étudiants affecte de manière importante les études et leurs poursuites. Beaucoup abandonnent faute de moyens financiers ou même décourager par la charge que cela représente parfois pour eux.
Consulter un psychothérapeute en cas de mal-être dans les études
Lorsque l’on souffre et que la détresse empêche de poursuivre correctement ses études, il devient important de rencontrer un psychothérapeute pour mettre au travail cette souffrance et en sortir.
Les addictions, mais aussi l’angoisse et l’anxiété qui accompagne le plus souvent ces conduites addictives et les troubles du sommeil peuvent s’apaiser grâce au travail de cure.
Les séances de psychothérapie ou de psychanalyse offrent un espace où la pression ressentie peut se relâcher au travers de la parole. Subir les contraintes extérieures ou de la vie étudiante n’est pas l’unique voie et il est possible d’agir en étant responsable de soi et de sa réussite en mettant en œuvre les actions qui permettront de construire des voies de mieux être et d’apaisement.
Le paiement des séances de psychothérapie pour les étudiants
S’il existe des dispositifs gratuits, il est possible de rencontrer un psychothérapeute en libéral pour les étudiants. Les honoraires pourront être adaptés selon les moyens selon le principe de la Consultation Publique de Psychanalyse, mis en place depuis 30 ans à Paris au sein de l’association RPH-École de psychanalyse. Il existe aujourd’hui de nombreuses consultation CPP en Ile-de-France, et le Docteur Ouarda Ferlicot vous reçoit à Courbevoie.
