Pourquoi rencontrer un psychanalyste près de Puteaux ?

En quoi un traitement psychanalytique est-il différent des autres types de psychothérapies ?

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Le travail de sujet commence dès la plus tendre enfance

En tant qu’êtres parlants, nous avons tous baigné depuis l’enfance dans le langage. Parfois, ce discours sur nous-mêmes a commencé bien avant notre conception, même si nous n’en savons rien. Ce bain de langage qui nous accueille à notre arrivée au monde est ce que nous appelons le filet symbolique. À priori, nous y sommes pris, mordus, qu’on le veuille ou non, puisqu’il est là, ce langage, tout autour de nous.

Non seulement ce langage est présent tout autour de nous, mais nous entendons que cela parle de nous et pour nous. Et là où cela peut devenir problématique, c’est que les Autres, qui parlent, nous renseignent positivement ou négativement sur ce qui nous entoure et ainsi nous imprimer de leur marque subjective ; nous pouvons prendre ce discours comme étant le nôtre et y coller. C’est l’aliénation fondamentale. Elle est nécessaire pour tout être humain pour qu’il puisse s’identifier à son espèce et accéder au langage.

Mais cela va aussi orienter certaines questions. Sommes-nous entourés d’amour ? Alors nous recevons des phrases bienveillantes et aimantes, et nous les recevons joyeusement. Sommes-nous entourés de haine ? Alors nous sentons très tôt que nous dérangeons dans la dynamique familiale, que nous ne sommes pas bien accueillis. Nous pouvons alors nous renfermer ou, tout simplement, continuer à chercher cet amour.

Vous l’aurez compris, ces expériences précoces de relation à l’Autre – écrit avec une majuscule, car il s’agit de l’Autre de Jacques Lacan, celui du trésor des signifiants – constituent le prototype de nos relations futures avec les autres, les proches, les amis, mais aussi les amoureux.

Et puis, parce que le monde de la relation ne peut qu’être vécu de manière manichéenne, l’enfant s’ouvre à l’ambivalence. Il peut haïr et aimer à la fois, et grandit en entretenant ce type d’ambivalence avec autrui, ce qui peut rendre certaines relations conflictuelles, voire symptomatiques.

Si la plupart du temps ce qui s’est noué dans l’enfance est refoulé, ce qui permet à la personne d’être le plus souvent insouciante de son histoire et d’avancer dans sa vie comme elle l’entend, d’autres fois, ce refoulement n’est plus opérant et commence à donner des signes de faiblesse. La souffrance peut alors chercher à se faire entendre et jaillir au travers du mal-être, des aliments qui ne passent plus, d’un désir de destruction par des conduites addictives, par une incapacité à créer du lien avec autrui, par le fait de toujours choisir des personnes autour de soi qui se montrent maltraitantes, par le fait d’échouer dans ses entreprises, ou tout simplement par le fait de se sentir malheureux alors que tout nous réussit.

Si tel est le cas, et qu’un profond désir de savoir sur soi émerge, alors il est bon de s’adresser à un psychanalyste.

La démarche psychanalytique : un chemin singulier vers un savoir sur soi

Le psychanalyste est celui qui vous écoute et entend autrement la souffrance qui se fait jour en vous, mais que vous êtes bien incapable de comprendre. Cela est tout à fait normal. Toute personne qui s’adresse à un psychanalyste le fait avec une certaine ignorance de ce qui la fait souffrir. Puis, en respectant la règle fondamentale en psychanalyse — parler comme cela vient, dire ce qui traverse l’esprit, les rêves comme ce qui se passe dans le corps — progressivement vous allez apprendre sur vous-même, votre mode de relation avec autrui, mais aussi sur les raisons de votre souffrance.

Par exemple, vous allez découvrir que derrière votre dévouement sans limites envers autrui se voile une grande agressivité envers vous-même, que derrière ce besoin d’amour insatiable se cache une immense détresse de ne pas avoir été aimé, que derrière votre esprit de rivalité et de jalousie se cache une crainte de perdre votre place, ressentie après la naissance d’un plus jeune.

Avec un psychanalyste, il s’agit d’un réel travail sur soi, qui implique de se regarder en face et sans peur de perdre ses croyances, ses théories imaginaires construites dans l’enfance, mais au contraire, d’accepter de perdre ce en quoi l’on croyait le plus pour en accepter la vérité.

Il est clair que dans le monde moderne, celui de l’objet capitaliste, celui de la consommation, celui qui transforme la souffrance psychique en marché de la santé mentale, ils ne sont pas nombreux ceux qui sont prêts à savoir, ceux prêts à se reconnaître comme manquants, unique condition pour que puisse émerger un désir.

La psychanalyse s’adresse à ces derniers : c’est muni de ce savoir acquis parce qu’ils ont accepté de perdre symboliquement de leur haine, de leur amour, de leur ignorance, qu’ils peuvent ainsi s’inscrire véritablement dans la construction d’une existence. Une existence qui exige une éthique et une prise en responsabilité.


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