Prise en charge de la souffrance psychique des aidants ?

Aidant familial ou proche aidant : trouver la juste place

Illustration de l'article aidant familiaux ou proche aidant : trouver sa juste place.

Rôle de l'aidant face à la perte d'autonomie, le handicap ou la maladie

Initialement, les termes d'« aidant familial » ou de « proche aidant » étaient principalement employés pour désigner les personnes qui apportent, de manière non professionnelle, une aide régulière et fréquente à des personnes âgées en perte d'autonomie.

Aujourd'hui, nous constatons que cette position d'aidant concerne également les proches de personnes en situation de handicap ou atteintes d'une maladie grave, comme le cancer.

Ce rôle d'aidant peut soulever de nombreuses questions : qu'est-ce qu'aider l'autre ? Est-ce faire à sa place ? Est-ce décider à sa place ? Comment aider tout en occupant une juste place ? Comment soutenir l'autre sans qu'il ne se sente dépossédé de lui-même ? Comment l'aider sans se sacrifier ?

Toutes ces questions, parmi bien d'autres, peuvent traverser la position d'aidant. Lorsque l'aidant est un membre de la famille, d'autres difficultés peuvent également apparaître.

Les liens affectifs qui unissent l'aidant à la personne malade, ainsi que le sentiment de responsabilité qu'il éprouve à son égard, rendent souvent plus difficile le fait de dire non, de s'écouter ou tout simplement de poser des limites sans ressentir une certaine culpabilité. « Est-ce que j'en ai fait assez ? », « Je n'arrive pas à lui dire non lorsqu'elle m'appelle à l’aide et que je ne peux pas. »

Par ailleurs, la situation peut être source de dilemmes et d'incertitudes, notamment concernant les choix thérapeutiques. Comment rester neutre lorsque nous ne partageons pas les décisions de celui qui est malade ? Comment accepter ses choix et ne pas lui imposer les nôtres ?

Cette difficulté à trouver une juste place dans le rôle d'aidant peut conduire certaines personnes à une forme de détresse psychique silencieuse. Celle-ci se manifeste le plus souvent par du stress, un surmenage et un épuisement, tant physique que psychique. Devenir aidant représente une charge affective qui peut rapidement devenir lourde au quotidien lorsque l'aidant finit par s'oublier et ne prendre plus soin de lui-même.

La rencontre avec un psychothérapeute ou un psychanalyste peut offrir l'occasion de travailler sa position d'aidant afin de retrouver un ajustement de sa position : une place bénéfique pour la personne malade, mais également respectueuse des limites propres de l'aidant. Les séances de psychothérapie ou de psychanalyse peuvent notamment permettre de mettre en lumière le sentiment de culpabilité souvent présent dans la relation d'aide et d'en élaborer les enjeux afin d'agir de manière plus juste et plus sereine.


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