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Le harcèlement scolaire, l'enfant en grande détresse psychique à Nanterre



Le harcèlement scolaire, l'enfant en grande détresse psychique à Nanterre


Le harcèlement scolaire : l'enfant en détresse.
Ouarda Ferlicot, à Nanterre. 


Le harcèlement scolaire a envahi les cours de récréation depuis ces dernières années. La préoccupation des pouvoirs publics pour lutter contre le harcèlement scolaire, si elle a été tardive, permet de mettre en lumière un phénomène bien connu dans les cours d’école : un enfant est choisi pour être le souffre douleur, la victime, le bouc émissaire d’une personne où d’un groupe. Il va alors devenir la cible de moqueries, d’attaques physiques violentes sans que personne ne le sache. Les professeurs ne sont informés que tardivement de l’isolement et de la solitude dans laquelle se trouve l’enfant victime de harcèlement.

Il est a rappelé que le harcèlement suppose un harceleur et une victime, un couple qui fonctionne grâce à l’occupation par les deux partenaires de ces positions.

Dans un premier temps, le travail d’une psychothérapie est de permettre à l’enfant de comprendre pour quelle raison il ne réagit pas et d’en savoir davantage sur ce qui nourrit cette passivité face à l’agression et l’incapacité à sortir du silence ainsi que celle de prévenir un adulte.

Dans un second temps, il s’agira de permettre à l’enfant de retrouver ses capacités à agir et à occuper une autre position que celle de victime en lui en apprenant à se protéger face à l’autre. Un enfant victime de harcèlement scolaire est un enfant en grande détresse psychique. Derrière la passivité de l’enfant qui devient la cible régulière de coups ou d’insultes se cache une détresse profonde qui doit alerter.

Comme me l’a appris une patiente récemment, si elle était victime d’un lynchage régulier par ses camarades de classe sans qu’elle soit capable de se défendre c’est parce que cette inhibition était nourrie par cette identification imaginaire à « rien ». Ses camarades avaient donc raison de la frapper, dit-elle, puisqu’elle n’était rien.

Nous voyons ici les effets d’une résistance du surmoi qui va alimenter le besoin de châtiment. En psychothérapie ou en psychanalyse, la cure vise l’assouplissement de cette résistance. Nous pouvons observer les effets de la parole, lorsque l’enfant peut occuper une autre position et trouve les ressources nécessaires pour se défendre.

J’ai reçu un enfant qui m’a alors appris que pour la première fois il s’était défendu sans ménagement face à son camarade venue le frapper comme à son habitude. Il ne la alors plus jamais chercher.
 
Ainsi, lorsque qu'un enfant peut exprimer sa souffrance, il prend confiance en lui et c'est tout le travail d'une psychothérapie de redonner assurance et confiance en soi mais aussi en l'autre.

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