Étudiants en psychologie, comment mieux faire face aux situations cliniques et aux aléas du transfert
Commencer une cure personnelle quand on est étudiant en psychologie
L’apprentissage de la confrontation aux situations cliniques constitue un élément central de la formation en psychologie.
Les études de psychologie visent à préparer les étudiants à l’obtention du diplôme de psychologue clinicien, indispensable lorsqu’on s’oriente vers une pratique fondée sur la clinique et prenant en compte la dimension du transfert. Cependant, le diplôme ne prépare pas à proposer des psychothérapies et encore moins des psychanalyses.
Au cours du cursus, les enseignements en sciences humaines offrent des bases en philosophie, sociologie et psychologie. Puis, à partir de la troisième année, parfois dès la deuxième année, les stages de terrain permettent aux étudiants d’entrer concrètement en contact avec la réalité clinique, soit par l’observation de professionnels, soit par une participation encadrée aux entretiens cliniques.
Cette première immersion dans la pratique clinique peut susciter des réactions émotionnelles intenses, telles que le stress, l’angoisse ou un fort sentiment de responsabilité. Celui‑ci peut devenir particulièrement pesant lorsque l’étudiant ne bénéficie pas d’un encadrement suffisant ou ne dispose pas d’un espace dédié à l’élaboration de sa pratique professionnelle, comme la supervision.
Pour mieux faire face aux situations cliniques, il est nécessaire de développer progressivement de compétences cliniques. Pour cela, il est possible de s’inscrire dans un cadre de travail structurant et sécurisant, ainsi que d’accorder une attention particulière à sa propre vie psychique et d’en prendre soin en tant que futur professionnel, psychothérapeute ou psychanalyste.
Prendre soin de soi implique notamment d’entreprendre un travail personnel, que ce soit par l’engagement dans une psychothérapie ou une psychanalyse. En effet, les situations cliniques viennent fréquemment toucher des zones sensibles de l’histoire personnelle de l’étudiant en formation clinique. Les situations cliniques peuvent réactiver des éléments refoulés, susceptibles de surgir de manière inattendue ou d’interférer dans la rencontre clinique avec un patient.
Pour l’étudiant en psychologie, il relève ainsi d’une exigence éthique d’être attentif à ces résonnances subjectives, afin de les élaborer et de clarifier ce qui, dans son histoire personnelle, est mobilisé. Lorsqu’un patient suscite un malaise, il est essentiel que le clinicien puisse en interroger l’origine, dans la mesure où ce malaise lui appartient. De même, un sentiment d’antipathie nécessite d’être questionné, afin de comprendre ce que le patient vient lui renvoyer et ce qui se joue pour lui dans la relation.
Le maniement du transfert constitue un enjeu clinique délicat, qui peut devenir particulièrement risqué en l’absence d’un travail personnel mené en cure.
Le fait d’être en psychothérapie ou en psychanalyse protège le patient des projections que le clinicien pourrait avoir, parce qu’il dispose d’un lieu où il met au travail sa propre subjectivité. Ce travail de sa propre subjectivité est un rempart qui empêche les manifestations contre-transférentielles ou les résistances du clinicien puissent freiner le travail du patient.
La cure personnelle, psychothérapie ou psychanalyse pour le clinicien et la supervision constitue un cadre contenant. Ce cadre est garant d’une certaine éthique clinique de travail auprès des patients et permet d’identifier ce qui relève de la responsabilité du clinicien de celle du patient et de réduire le sentiment d’impuissance.
Le prochain colloque du RPH-École de psychanalyse sera l’occasion de débattre autour de ce qu’implique le devenir psychanalyste mais aussi de la formation clinique : pour plus d'information ici
Si vous êtes étudiants et que vous souhaitez commencer une cure personnelle, n’hésitez pas à prendre contact avec le Dr. Ouarda Ferlicot au 0185152773 ou en prenant rendez-vous en ligne.


