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Quel traitement psychique pour les maladies de la thyroïde ? à Nanterre.



Quel traitement psychique pour les maladies de la thyroïde ? à Nanterre.

Malade de la thyroïde, quel traitement psychique ?

Ouarda Ferlicot, à Nanterre.

 

Dans son livre Thyroïde, enfin le traitement qui sauve, Caroline Lepage, journaliste scientifique témoigne de son combat contre la maladie d’Hashimoto, une des causes de l’hypothyroïdie. Il s’agit d’une maladie auto-immune, d’origine inconnue, où le corps produit des anticorps en surnombre contre lui-même, qui attaquent la thyroïde saine et la détruise progressivement, l’empêchant ainsi de faire son travail vital de régulation des hormones thyroïdiennes dans l’organisme, « sorte d’autodestruction de l’organisme ! [1]»


Selon l’auteur, les problèmes de dysfonctionnement de la thyroïde touchent plus de 6 millions de Français.


L'hyperthyroïdie, se manifeste par une fatigue extrême, une envie de dormir constante, une frilosité, des douleurs musculaires, une difficulté respiratoire, une prise de poids, des problèmes de digestion, de constipation, des difficultés de concentration, bref, l’organisme est au ralenti.


Dans son livre, Caroline Lepage nous montre son combat contre la maladie lourde de conséquences et en même temps souligne le peu d’intérêt de celle-ci du corps médical. Les recherches sur le diabète l’emportent largement sur ceux des maladies de la thyroïde. Le plus frappant, provient des témoignages des malades qui font part de l’ignorance des médecins face à cette maladie et du même coup le manque de savoir médical qui pénalise le traitement de ces malades qui sont alors livrés à eux-mêmes, voire pire, abandonne leur traitement.


Il devient urgent que les médecins systématisent la clinique de partenariat mise en place au R.P.H où le médecin adresse le malade à un psychanalyste de sa confiance. C'est grâce au transfert que le malade porte à son médecin qu'il ira rencontrer le psychanalyste. Cette opération d'orientation du transfert du médecin vers le psychanalyste s'appelle cônification au transfert.


Les médecins qui travaillent avec nous peuvent témoigner de l'articulation positive entre le traitement médical et le traitement psychique de la maladie. De plus, il est évident qu'un dérèglement de la thyroïde entraîne des répercussions sur la vie psychique : troubles de l'humeur, troubles de la sexualité, perte de l'énergie vitale...


C'est pourquoi, au R.P.H nous recevons les malades qui souffrent de pathologie organique. L’idée de Fernando de Amorim, psychanalyste, développée dans Tentative d’une clinique psychanalytique avec les malades et les patients de médecine (2008), est que la libido plutôt que de s’écouler normalement par les voies symboliques, utilise celle de l’organisme.


Par la psychothérapie, le clinicien nourrit le transfert, et le malade commence à parler de sa maladie et pourra fantasmer son organisme. Si le désir de savoir est présent, le patient entrera en psychanalyse, et occupera la position de psychanalysant.


Progressivement, l’organisme devient corps souffrant, et le corps souffrant se transforme en pensée. C’est la corporéification de l’organisme. (voir la Cartographie de la clinique sur http://www.rphweb.fr/) Il ne s’agit plus ici de plainte mais d’une articulation entre la maladie organique et l’histoire du sujet. 


C’est ce tissage qui permet au psychanalysant d’obtenir une stabilisation de sa maladie une meilleure réceptivité au traitement médicamenteux, voire même la disparition complète de la maladie organique.

 

 

Vous souffrez d'un problème de thyroïde ? D'hypothyroïdie ? D'hyperthyroïdie ? Vous souhaitez rencontrer un psychothérapeute ou un psychanalyste à Nanterre, n'hésitez pas à me contacter.

[1] LEPAGE C., Thyroïde, Enfin le traitement qui sauve, Paris, Edition du Moment, 2014, p. 32.

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