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Compte-rendu du débat « Pour une clinique du Sujet » du 24 juin 2013



Compte-rendu du débat « Pour une clinique du Sujet » du 24 juin 2013

Dans la lignée du mouvement créé autour du manifeste « Pour en finir avec le carcan du DSM », le RPH a souhaité ouvrir un débat « Pour une clinique du sujet » le lundi 24 juin 2013 de 20h30 à 23h00 au FIAP Jean-Monnet à Paris 14ème. 

Cette clinique du sujet se veut être une clinique « structurelle » en tant qu’elle se réfère à la structure psychique, la façon dont va se repérer l’être dans son rapport au monde au regard des registres du Réel, Imaginaire et Symbolique.

 

Aurélie Capobianco, membre du RPH, a souligné l’inflation imaginaire du DSM (Diagnosic and Statistical Manuel) qui en multipliant les diagnostics, à partir d’un démantèlement des structures freudiennes existantes, participe de la surmédicalisation de l’être souffrant mais aussi d’un coût financier pour notre société.

 

L’exemple clinique que Jean-Baptiste Legouis, membre du RPH, a partagé nous montre qu’une autre clinique est possible, celle du sujet, celle que la psychanalyse ne cesse de défendre. En effet, ce patient fait part de la modification de son rapport aux autres depuis qu’il a commencé sa cure au cours de laquelle il n’a eu recours qu’à une seule hospitalisation.

 

Patrick Landman, psychanalyste, psychiatre, rappelle que tout dans le DSM va à l’encontre d’une clinique du sujet. Aucune étude ne montre l’existence de marqueurs biologiques pour les maladies mentales. Il s’oppose clairement à l’enseignement du DSM 5 dans les facultés de médecine et de psychologie.

 

Guy Dana, psychanalyste, psychiatre, revient sur la question de la jouissance, telle que l’a défini J. Lacan, et qu’aucun médicament ne traite la jouissance. Le DSM 5 est donc inopérant de ce point de vue.

 

Stéphane Thiberge, psychanalyste, membre de l’A.L.I, évoque le pouvoir de séduction du DSM qui vient donner des réponses formatées face à des questions angoissantes.

 

Cette sortie du DSM a donc de quoi nous alerter quand on sait que des réactions ou effets non pathologiques le deviennent avec cette version 5 : les colères infantiles, la gourmandise, le deuil etc…

 

Ouarda Naït Mouhoub-Ferlicot

A Nanterre

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