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Compte-rendu du colloque du 22 avril 2017 : « Amour et transfert : au cœur de la clinique psychanalytique »



Compte-rendu du colloque du 22 avril 2017 : « Amour et transfert : au cœur de la clinique psychanalytique »

Retour sur le XXXIIème colloque du RPH :"Amour et transfert au coeur de la clinique psychanalytique".

Ouarda FERLICOT, A Nanterre.


Lucille MENDES a eu la primeur d’ouvrir cette journée sur l’amour et le transfert avec un cas clinique. Au travers de celui-ci, transparaissent plusieurs facettes de l’amour : ambivalence des sentiments, répétition, hainamoration.

C’est ensuite Matthieu JULIAN qui poursuit en spécifiant, et n’en déplaise aux amoureux de la preuve scientifique et de la fiabilité, que l’a amour échappe aux neurosciences. Il nous invite alors à réfléchir en quoi l’amour est l’affaire de la psychanalyse et en quoi le transfert peut-être un ressort dans la cure.

C’est au tour de Julien FAUGERAS de se lancer dans une argumentation complexe autour du sujet-supposé-savoir et nous rappelle une chose essentielle, c’est la corrélation de S. Freud entre névrose ordinaire et la névrose de transfert. Le travail de la cure vise à rectifier les manifestations du transfert en les rectifiant au nom de la vérité.

En deuxième partie de matinée c’est Diane SOURROUILLE et Laure BAUDIMENT qui nous parle de l’amour.

Diane SOURROUILLE l’aborde sur le versant du narcissisme tel que S. Freud nous en parle dans Pour introduire le narcissisme. Elle revient sur la capacité du moi à choisir des objets d’amour imaginaires et se confondre avec ses objets. Avec le concept de l’objet a, elle nous parle de l’inadéquation entre le désir et son objet.

Laure BAUDIMENT termine cette matinée en reprenant le dièdre à six faces, présenté lors des deux précédents colloques sur la haine et l’ignorance. Il s’agit d’un dièdre qu’elle a conceptualisé reprenant la terminologie lacanienne alliée à sa topologie. Elle y situe les trois passions de l’être, l’amour, la haine et l’ignorance. Etant donné la nouveauté de ce schéma qui reste à étudier, il est difficile pour le moment d’en restituer davantage.

Dans l’après-midi c’est la clinique et la poésie qui sont de la partie.

D’abord Elodie CHOPARD illustre son propos avec un cas de masochisme qui supporte l’humiliation même s’il s’en plaint. Elle passe par Roland Barthe, Jean Genet mais aussi S. Freud et J. Lacan pour illustrer comment dans la relation amoureuse l’objet peut prendre la place de l’Idéal du moi à l’origine de l’abaissement du narcissisme et de la tendance à l’humiliation.

Ensuite Ouarda FERLICOT opère un retour à S. Freud et au narcissisme pour illustrer au travers de plusieurs cas cliniques la possibilité mais aussi l’impasse du transfert avec des psychotiques.

Jean-Baptiste LEGOUIS nous partage une reprise des schémas freudiens de l’inconscient en y opérant une reprise pour nous montrer comment les représentations peuvent être empêchées par la résistance. Il termine avec un poème de Julos Beaucarne « Homme et femme de la texture ».

La salle était pleine, la jeunesse présente, c’était une belle journée après quoi nous avons fêté les 20 ans de l’association Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital.











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